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Projet ZAG : Introduction

Le projet ZAG est une exploration du potentiel de l’impression 3D à dépôt de fil. Cette recherche vise à mettre en valeur les qualités spécifiques de cette technique de fabrication. J’ai commencé ce travail en 2018, dans le cadre du Mastère spécialisé « Création et Technologie Contemporaine » à l’ENSCI – Les Ateliers.

Contexte

Le projet RepRap, fondé en 2006, démocratise l’impression 3D en utilisant le principe du dépôt de fil fondu (ou impression FDM, pour Fused Deposition Modeling ou Fusion Déposition de Matière). Auparavant, l’impression 3D, et plus généralement les techniques de fabrication additive numériques, étaient réservées au prototypage industriel et à la recherche, en raison du coût élevé des machines.

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Impression 3D à dépôt de fil fondu (FDM)
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Impression 3D : Chronologie (non exhaustive)

 

Cette « démocratisation », permise par l’impression 3D FDM, a été à l’origine d’ « utopies » liées à l’idée de fabrication numérique personnelle, et au croisement des mouvements « DIY », « Makers », ainsi qu’à l’émergence des fablabs (cf. Jeremy Rifkin, Chris Anderson…). Mais aujourd’hui, près de dix ans plus tard, cette technologie se retrouve souvent associée à la fabrication de « gadgets » peu intéressants. Paradoxalement, il semble donc que l’impression 3D à dépôt de fil soit perçue comme une technologie de moins en moins convaincante, alors même qu’elle est de plus en plus présente autour de nous.

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A gauche : Le livre de Chris Anderson « Makers : La nouvelle révolution Industrielle »
A droite : Exemples d’objets téléchargeables sur le site thingiverse.com
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A gauche : Parc mondial d’imprimantes 3D (en milliers / source : Deloitte)
A droite : Courbe de la « hype » des technologies émergentes (source : Rapports Gartner 2013 / 2015)

Le point de départ du projet ZAG est donc que l’impression 3D FDM me paraît souvent sous-estimée, en grande partie à cause d’un manque d’identification de ses qualités spécifiques.

Inspirations

La diffusion de l’impression 3D « personnelle », sans doute à travers un effet de médiatisation, a aussi provoqué un dynamisme sans précédent dans le secteur global de la fabrication additive. L’évolution de l’impression 3D métal (CLAD), l’émergence de l’impression 3D béton, céramique, la bio-impression, ont permis le développement de solutions innovantes dans des domaines variés (santé, énergie, architecture, écologie, ingénierie…).

Les propriétés structurelles exploitées par certains de ces travaux ont été, dans ce projet, des sources d’inspirations, tout comme certains domaines de recherches récents : les « métamatériaux-mécanismes » (intégrer des comportements mécaniques dans la structure de la matière elle-même), l’impression 4D (l’objet finit de se fabriquer de façon autonome, son matériau ayant été « programmé » dans ce but), les interfaces « tangibles »…

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Cool Brick – Emerging Objects, 2015
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Seismic LED – Margot Krasojevic, 2017
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Cortex – Jake Evill, 2013
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Metamaterial Mechanisms – Hasso Plattner Institute HCI Lab, 2016
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Thermorph (impression 4D) – Morphing Matter Lab, 2018
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Cilllia – Tangible Media Group (MIT), 2016

En couverture de l’article :

Metamaterial Mechanisms – Hasso Plattner Institute HCI Lab, 2016
Thermorph – Morphing Matter Lab, 2018
Active Auxetics – Self Assembly Lab (MIT), 2017
Programmable Materials – Self Assembly Lab (MIT), 2015
Cilllia – Tangible Media Group, MIT
Mesostructured cellular materials – Andreas Bastian, 2014

 
Voir les autres articles relatifs au projet ZAG :
– Projet ZAG : processus
– Projet ZAG : expérimentations